Pré-enregistrement

[Travail en cours]

Le pré-enregistrement consiste à mettre en place un document (non-modifiable, déposé et stocké sur une archive sécurisée, e.g., OSF/Aspredicted) renseignant et planifiant un maximum de décisions méthodologiques et statistiques a priori (cf. Transparence; effectif visé, critères d’arrêt de la récolte des données, hypothèses, analyses statistiques envisagées, critères d’exclusion, covariés, etc.) liées à une étude n’ayant pas encore démarré (Chambers & Tzavella, 2022 ; Lantian, 2021, 2025).

Le pré-enregistrement permet avant tout « d’éviter que les chercheurs ne réduisent de façon opaque la capacité d’un test à réfuter une prédiction » (Lakens, 2019, p. 223). En principe, cette pratique permettrait de réduirait les risques d’erreur de Type I (Ledgerwood, 2018), et limiterait le recours au p-hacking et au HARKing (Robson et al., 2021), de même que les pratiques de recherche discutables (Krypotos et al., 2022). De manière générale, le pré-enregistrement accroît la confiance que l’on peut accorder aux résultats d’une étude et en ses conclusions (Hardwicke & Wagenmakers, 2023).

De nombreux modèles de pré-enregistrement ont été proposés pour faciliter la démarche des chercheurs (Bakker et coll., 2020 ; van ’t Veer & Giner-Sorolla, 2016). […]

Le pré-enregistrement est souvent confondu avec le format de publication registered report (Chambers & Tzavella, 2022), que nous désignerons à partir d’ici en Français sous le nom de rapport pré-publié.

Bibliographie